Appareil privé

Le Catalina de c/n 21996 est un Canso A construit par Boeing of Canada et qui a servi dans la Royal Canadian Air Force, au squadron 162, sous le matricule 9767.

Cet appareil peut s’enorgueillir du qualificatif de WARBIRD, car il est titulaire d’un fait d’armes figurant à son tableau de chasse.

Le 17 avril 1944, il surprend un sous-marin allemand naviguant en surface dans le sud ouest de l’Islande, le U Boote U-342. Il l’attaque et le coule.

En 1946, acquis par la CPAL, Canadian Pacific Airlines il effectue du transport de fret et de passagers jusqu’en 1959, sous n° de coque 233, puis 933 et CF-CRR comme indicatif.

Ensuite, il passe aux mains de différents propriétaires, Northland Airlines, Midwest Airlines, Ilford Riverton jusqu’en 1970. Avalon Aviation l’exploite ensuite comme bombardier d’eau sous n° de coque”1”, puis “791” sous indicatif C-FCRR. Basé à Red Deer dans l’Alberta puis à Parry Sound dans l’Ontario, il entame une longue période de stockage suite à la cessation d’activités d’Avalon en 1980.

Depuis 1994, il est la propriété d’un pilote français qui le fait équiper en studio de télévision volant. Il est mis en oeuvre par l’association Canadian Air Legend et rejoint  l’aéroport du Bourget où il revêt une nouvelle livrée.

En 1995, il est le vecteur d’investigation de l’émission télévisée “Opération Okavango”.

Hélas, le tournage sera interrompu au cours de la mission.

En 1998, revêtu de la livrée Air France d’époque, il refait ”la ligne” sur les traces de MERMOZ. Au départ de Toulouse, en faisant escale à Dakar, il accomplit un périple de 13 000 kilomètres jusqu’en Amérique latine.

Dans le cadre du centenaire de l’aviation, la voilure de 31,70 mètres d’envergure est désolidarisée du reste de l’appareil. Le tout est transporté par convoi routier  jusqu’à la place de la Concorde où l’avion est remonté pour y être exposé en compagnie de plusieurs autres aéronefs.

En temps normal, son “port d’attache” est un hangar sur l’aéroport d’Orly.